29 June 2006

POUSSIERE D'ETOILE: VERS UNE NOUVELLE DIMENSION

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Œuvre commune de scientifiques et d’artistes, Poussière d’étoile poursuit l’objectif suivant : éveiller les consciences des professions enseignantes à des concepts tels que la « poussière d’étoile » ou le « Deep Time » (en astrophysique, notion de temps impossible à mesurer car elle dépasse la conception temporelle humaine). Ce livre incite les enfants à utiliser leur créativité artistique afin d’explorer des sujets liés à l’étude du vivant et des sciences de la terre, mais avec une approche pas uniquement centrée sur le point de vue de l’homme.


Recommandé par le Dr Ian Sanders, professeur de géologie au Trinity College de Dublin:



Cet ouvrage, destiné aux enseignants du primaire, souhaite aider les enfants à mieux comprendre la cosmologie, la géologie, l’évolution, la place que chacun occupe dans le grand ordre de la vie, la fragilité de la civilisation des hommes, tout cela à travers l’art et le théâtre. Le but commun des auteurs ? Le désir de faire comprendre que nous occupons une bulle remarquable sur l’échelle du temps et de l’espace, et la conviction que notre manière de vivre menace sa pérennité.
Nous sommes faits de poussière d’étoile – littéralement. La civilisation humaine n’existe que depuis quelques milliers d’années, pour atteindre son apogée à l’époque des sociétés industrielles dans lesquelles nous vivons aujourd’hui.

Ces milliers d’années – l’Histoire telle qu’elle est écrite jusqu’à aujourd’hui- ne sont qu’un éphémère point lumineux sur l’échelle de durée de vie de la planète, de sa lente évolution au cours de cette période. En vérité, l’Histoire – du moins celle de notre Terre – remonte à plusieurs centaines de milliers d’années, à la formation du système solaire à partir des restes de poussière d’étoiles disparues depuis longtemps. Ces dernières, en explosant, répandirent leur matière à travers l’espace. La poussière dériva, se recombina jusqu’à ce que la gravité la force à se rassembler pour former une nouvelle génération d’étoiles. L’une d’entre elles – mais aussi bien d’autres planètes – s’appelle le Soleil.

Nous savons tout cela aujourd’hui grâce aux technologies développées par nos sociétés industrielles : elles nous ont permis d’observer notre environnement avec une incroyable précision, de l’infiniment grand – à l’aide de puissants télescopes – à l’infiniment petit – au moyen de microscopes. La richesse de ces observations est stupéfiante : elles ont nourrit notre curiosité et nous ont permis d’élaborer un processus de rationalisation de tout ce qui est étudié pour aboutir à des données cohérentes. Ce processus s’appelle la science.

Néanmoins, les technologies permettant de parvenir à ce degré de compréhension de nos origines et de nous positionner dans ce contexte d’échelle de temps d’existence de la planète ont un prix. Les sociétés modernes à l’origine de l’observation scientifique et des progrès de la science sont une réelle menace sur notre survie même. Par exemple, l’homme sait que continuer à brûler les énergies fossiles conduira forcément à un désastre écologique, mais il ne peut freiner sa quête, cherchant à extraire jusqu’à la dernière goutte de pétrole !

Si l’on souhaite offrir à nos enfants et petits-enfants un avenir serein, ils doivent posséder les clés de la connaissance et de la compréhension, qui les guideront vers la conduite de politiques rationnelles et le développement durable. Grâce à l’art, la musique, la danse et le théâtre, Poussière d’étoile tente de développer cette approche auprès des plus jeunes. Ils doivent absolument connaître leur héritage astronomique, géologique s’ils veulent continuer à remplir leur rôle de citoyens de la planète.

À la lecture du premier chapitre, les objectifs de Poussière d’étoile ne sont pas clairement compréhensibles, sa construction semble arbitraire et aléatoire. Pourtant, si l’on considère les idées qu’il défend, cet ouvrage est en avance sur son temps : les données qu’il expose sont exactes, et il regorge d’idées permettant d’inciter les enfants à découvrir leurs origines. Poussière d’étoile devrait être largement proposé aux enseignants désireux de voir perdurer encore un temps le système dans lequel nous évoluons.

© Ian Sanders, 2006.


Recommandé par Gillian Somerville-Large:



Poussière d’étoile commence par poser la question de la division entre l’art et la science. Au cours de la Renaissance, l’artiste philosophe Léonard de Vinci n’avait aucune difficulté à combiner les deux concepts. Mais au fil du temps, la recherche scientifique s’est éloignée des arts, et la science populaire, qui a tenté de les rapprocher malgré un fossé de plus en plus important, n’y est pas parvenue.

Les auteurs de cet ouvrage remarquable étudient les différentes manières de remédier à cette discordance grâce des méthodes éducatives spécialisées faisant appel à la créativité collective. Ce concept, décrit comme un « dépassement », associe la danse, le chant, le théâtre et l’art, dans le but d’éveiller les esprits naturellement ouverts des enfants et des adolescents à la conscience de leur relation avec la nature. Les auteurs enseignent la science et la perception des aspects spirituels de notre univers à travers des travaux de groupe, des ateliers, l’art, mais aussi un certain nombre d’activités ayant pour vocation d’encourager la créativité et l’acquisition d’une expérience holistique. Le message de Poussière d’étoile, clair et simplement exprimé, est la promesse de découvertes exaltantes, tant pour les professeurs que pour leurs élèves.

© Gillian Somerville-Large, 2005.